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Terre Univers Environnement

A bord de l’Atalante au milieu du Pacifique Sud

par assistant com’ - 2 septembre 2015 ( maj : 2 décembre 2015 )

Article publié le 18 août 2015 par Marina Duran Moro, doctorante au LGGE,
sur le site de l’IRD dans le journal de bord de la mission Cassiopée.

 

Jamais je n’aurais imaginé…

...qu’un jour je serais embarquée dans un bateau de la flotte scientifique française au beau milieu du Pacifique Sud. Jack London et ses histoires m’ont fait toujours rêver sur ces endroits lointains et magiques.

C’est l’océan et son étude qui m’ont motivée à faire une campagne en mer pendant ma formation de thèse. Cette opportunité ne pouvait pas être perdue. Je me suis donc lancée dans cette nouvelle aventure pendant cinq intenses semaines.

Mission CASSIOPEE
A la découverte des
courants océaniques profonds

19 juillet – 23 août 2015
Une équipe internationale de scientifiques a embarqué à bord de l’Atalante, un des fleurons de la flotte scientifique française, pour prospecter les courants océaniques profonds autour de l’équateur, au cours d’une mission océanographique de 35 jours. La plus grande partie des travaux se déroulait dans les eaux des Iles Salomon et de la Papouasie-Nouvelle Guinée.

La trajectoire du bateau a été choisie par rapport aux recherches scientifiques précédentes et selon la position des mouillages déjà déployés. Nous sommes sortis du port de Nouméa avec un objectif clair :

  • arriver à faire trois sections de mesures en profondeur
  • récupérer cinq mouillages.

Cela a bien déterminé la route du bateau, qui nous a d’abord mené dans les eaux du large de l’océan Pacifique Sud pour se diriger vers l’Équateur et ensuite se rapprocher des Îles Salomon.

Est-ce que vous avez déjà entendu parler de ce magnifique archipel ? Moi, franchement, je n’avais pas la moindre idée d’où le placer sur une carte jusqu’à ce que je commence à travailler sur ma thèse. Je me suis aperçue de mon grand manque de connaissance sur cette région du globe !

L’Atalante nous dirige vers ces îles sans vouloir trop nous en montrer, juste un fin relief de terre qui transporte nos imaginations vers d’autres mondes.

Terre à l’horizon
© CNRS LGGE / M. Duran Moro

La belle vue nous laisse le « goût du miel sur les lèvres » et on gardera comme seuls souvenirs des photos de ces montagnes et de ces côtes diffuses mais déjà pleines de beauté.

C’est entre chaque station de mesures et analyses en laboratoires, que nous avons le temps de bien regarder autour du navire et parfois de deviner la terre. On se demande quel sera le nom de l’île, quelle taille elle fait, qui y habite ?

D’abord, on longe l’île de Bougainville et l’île de la Nouvelle-Irlande, que l’on contourne par le nord. Elles appartiennent à la Papouasie-Nouvelle Guinée, dont on verra les côtes pendant une bonne partie de la campagne. Cette région est très riche en minéraux comme le cuivre et l’or. D’ailleurs, nous sommes passés à coté de la plus grande mine d’or du monde située dans la petite île de Lihir !

Une montagne volcanique qui avait l’air de flotter toute seule sur l’océan apparaît à bâbord à la fin d’une journée ensoleillée. On se met tous à la contempler. Des fumées nous font penser qu’il y a des villages, une petite maison blanche paraît être sur la côte. Avec les jumelles, on se croit plus proche de cette terre inconnue et on laisse promener nos regards au long de cet horizon habité.

Ce voyage m’apprend un tas de choses sur le gros et dur travail d’océanographie dans les bateaux scientifiques, où les marins et les chercheurs travaillent en équipe pour réussir la mission. C’est aussi une expérience humaine enrichissante, avec des moments durs, intenses, mais au final une expérience agréable, amusante, pleine de découvertes et d’apprentissages.

Je ne regrette certainement pas d’être venue. J’ai eu la chance de travailler dans cette campagne avec de gens supers, entre eux –mes compagnons de quart Shilpa, Gérard et Manu– avec qui j’ai partagé de beaux levers du soleil, et les chimistes, Nolwenn et François, qui m’ont toujours transmis de la bonne énergie pour passer à la bouteille suivante !

Je remercie vraiment Jacques et Fred de m’avoir donné l’opportunité de faire partie de cette aventure !
Marina

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