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L’observatoire des glaciers polaires et de montagne (SO GLACIOCLIM)

par Nadège Meunier - 19 novembre 2014 ( maj : 20 novembre 2014 )

Fin de la saison d’été austral 2013-2014 sur le continent antarctique pour les équipes du LGGE

GLACIOCLIM, a pour but de constituer une base de données glacio-météorologiques sur diverses zones géographiques du monde et sur le long terme. Les mesures sont effectuées sur 5 glaciers Alpins, deux glaciers Andins, un glacier Himalayen et deux sites en Antarctique.



Carottage sur le glacier de pour mesurer l’accumulation hivernale
© P. Ginot / LGGE-OSUG

Pour étudier les relations entre les variations climatiques et les variations glaciaires, il faut tout d’abord mesurer les bilans de masse à la surface des glaciers, c’est-à-dire le gain ou la perte de masse annuels en chaque point du glacier.
Pour cela, les personnels de GLACIOCLIM mesurent d’une part le gain en neige à la fin de l’hiver par des carottages de l’épaisseur hivernale ainsi que des sondages et d’autre part, des jalons implantés dans la glace permettent de suivre la fonte estivale en en mesurant les différences d’émergence dans la glace d’une visite à l’autre. Sur chaque glacier, il faut compter entre 1 et 2 journées de travail pour mesurer les gains de l’hiver. Les campagnes estivales pour mesurer la fonte, re-installer les réseaux complets et compléter ces mesures de bilans de masse par d’autres paramètres glaciaires (voir ci-dessous) nécessitent entre 20 et 30 jours de travail de terrain par an.

Des mesures complémentaires des variables météorologiques sont nécessaires en bordure ou sur les glaciers même pour détailler les flux d’énergie et de masse à la surface des glaciers, flux et processus très largement différents d’une région à l’autre du monde.



Station meteo automatique installée que le glacier du Shangri
© P. Wagnon / LGGE

Il faut également comprendre la réponse dynamique des glaciers et pour cela mesurer les variations d’épaisseur, de longueur, de vitesse d’écoulement et relier ces mesures aux fluctuations des bilans de masse. Mais les mécanismes d’écoulement des glaciers restent encore méconnus pour une large part.
L’ensemble de ces mesures ainsi que d’autres mesures complémentaires notamment les débits d’eau ou la mesure des températures en profondeur dans les glaciers permettent alors de prévoir l’évolution future des glaciers en termes de ressources en eau, de contribution à l’élévation future du niveau des mers, et aux autres risques liés à la dynamique des glaciers.


       

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