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Morphologies glaciaires et nucléides cosmogéniques : qu’est-ce que l’on date ?

2 mai 2012 ( maj : 9 mai 2012 )

Titre : Morphologies glaciaires et nucléides cosmogéniques : qu’est-ce que l’on date ?

Laboratoire de rattachement : ISTerre Chambéry

Encadrant : Riccardo Vassallo

Téléphone : 04.79.75.87.06

Mots clés : paléo-glaciers, polis glaciaires, blocs erratiques, Alpes, Pyrénées.

Contexte et objectifs de la mission de stage :

Du fait de la durée pluri-séculaire des périodes d’avancée et de retrait des glaciers et de la difficulté d’observation des phénomènes d’érosion au contact glace-substratum, il est très difficile de quantifier le pouvoir abrasif local d’un paléo-glacier ou de savoir si une surface a déjà été englacée/désenglacée sans être érodée. Nous proposons une étude méthodologique qui permette de clarifier l’impact des processus glaciaires à l’échelle des cycles climatiques en termes d’érosion et de transport. Cela est essentiel pour pouvoir correctement dater les morphologies glaciaires quaternaires par la méthode des nucléides cosmogéniques. L’originalité de ce projet consiste à mettre en place une nouvelle stratégie d’échantillonnage sur les polis et les blocs erratiques qui devrait permettre de lever les ambiguïtés inhérentes à la méthode dans ce contexte.

Cette stratégie s’appuie sur le principe d’atténuation dans la matière des particules énergétiques responsables de la production de ces nucléides. Les concentrations en nucléides cosmogéniques mesurées sur des polis ou des blocs erratiques dépendent du temps d’exposition en surface de ces objets, mais aussi de leur histoire ante- et post-retrait glaciaire. Par cette étude nous voulons mettre en évidence l’impact des différents processus qui peuvent altérer les âges déterminés sur ces objets, qui sont notamment 1) la dénudation/dégradation des surfaces/roches et 2) leur possible multi-exposition lors d’épisodes de désenglacement, d’exhumation ou de remobilisation. Les résultats de ce travail auront des implications majeures pour les études de tectonique active (e.g. vitesses de failles, récurrence du cycle sismique…) et de paléoclimatologie (chronologie glaciaire absolue) qui se basent sur la datation de ces marqueurs.

Le stage comprendra une phase de repérage de sites favorables dans les Alpes et les Pyrénées, une phase d’échantillonnage (possiblement en automne), et une phase de préparation des cibles en laboratoire suivie de l’interprétation des résultats en termes d’âges et d’impact des processus érosifs.

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