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Potentiel Oxydant et impact sanitaire des Particules atmosphériques : mesures sur une cohorte grenobloise.

par Encadrants de stages - 25 juillet 2017

Laboratoire de rattachement : IGE

Encadrant : Jean-Luc Jaffrezo (Jean-Luc.Jaffrezo@univ-grenoble-alpes.fr)

Téléphone : 04.56.52.09.58

Co-Encadrant : Gaëlle Uzu (gaelle.uzu@ird.fr)

Mots clés : pollution atmosphérique ; impact santé ; potentiel oxydant des PM ; cohorte épidémiologique

Contexte et objectifs de la mission de stage :
L’impact sanitaire des particules atmosphériques (PM) n’étant plus à démontrer (affections cardiaques et respiratoires), il convient maintenant de trouver un indicateur pertinent pour lancer les alertes sanitaires en période de pollution particulaire. La mesure de la masse des PM est actuellement utilisée comme proxy de référence mais elle a le désavantage de ne pas tenir compte de la spécificité chimique des aérosols et du réel contenu en espèces réactives. Pour pallier ce problème, un proxy prenant en compte non seulement la chimie de l’aérosol mais également de sa biodisponibilité a été mis en avant : le potentiel oxydant (PO), qui correspond au potentiel des échantillons à consommer les anti-oxydants naturels que nous avons dans les poumons. En effet les études in vitro ont montré que les effets sanitaires des PM sont principalement attribués à leur potentiel inflammatoire via les espèces oxydantes qu’ils véhiculent.

L’état actuel des mesures montre que le PO semble être corrélé à des espèces chimiques (OC, molécules organiques et certains métaux) dont certaines peuvent être reliées à des sources d’émissions des particules (notion de traceurs ou de signatures chimiques spécifiques). Aussi, à ce stade il apparaît essentiel d’améliorer nos connaissances sur les éléments chimiques et surtout l’origine des PM, qui contribuent au PO des aérosols. De même, il est indispensable de commencer à travailler sur le lien entre mesures de PO et impact sanitaire, via des études épidémiologiques.

Alors que des travaux sont en cours dans le groupe sur le premier axe, le sujet de ce stage se place sur ce second volet, dans le cadre d’un projet en collaboration avec une équipe de l’INSERM. Il s’agira dans un premier temps de réaliser les mesures de PO (ainsi que quelques mesures chimiques à définir) sur une série de filtres de collecte de PM portés par des femmes enceintes faisant partie de la cohorte SEPAGES (http://sepages.inserm.fr/fr/accueil/), ce qui donne une estimation de leur exposition personnelle à la pollution atmosphérique. Il s’agira ensuite de procéder à des traitements préliminaires de ces données avec des indicateurs biologiques (et épidémiologiques) simples obtenus sur ces sujets par l’équipe de l’INSERM, afin de regarder d’éventuels liens entre proxy atmosphériques et indicateurs sanitaires. Cette étude sera une première mondiale dans ce domaine de recherche avec un tel degré de précision.

Le travail prendra place dans une équipe d’une dizaine de personnes, chercheurs, ingénieurs, techniciens et doctorants, travaillant sur les aérosols et leurs impacts. Quelques bases en chimie sont nécessaires ainsi qu’en analyses statistiques. Le candidat devra cependant présenter une volonté d’ouverture sur des domaines allant de la chimie analytique aux outils statistiques, en passant par la qualité de l’air et la biologie.

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