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Asseoir l’OHMCV comme un site de validation du projet « Global Precipitation Mission »

par assistant com’ - 14 juin 2013 ( maj : 1er décembre 2015 )

Laboratoire(s)/équipe(s) du LabEx OSUG impliqué(e.s) : LTHE ;
hors OSUG : NASA, EPFL, CNRM, LaMP
Porteur du Projet : Brice BOUDEVILLAIN

1. Le projet « Global Precipitation Mission »
Le projet GPM (http://pmm.nasa.gov/GPM, porté par la NASA et la JAXA, les agences spatiales des Etats-Unis et du Japon ; le CNES et EUMETSAT font également partie du consortium du projet) repose sur un ensemble de satellites pour l’observation globale les précipitations pluvieuses et neigeuses : 1) un satellite principal lancé en février 2014 qui embarque un radar bi-fréquence sophistiqué et un radiomètre microondes et 2) une constellation d’autres satellites opérationnels ou de recherche munis de radiomètres microondes.

2. L’OHMCV et le projet HyMeX
L’OHMCV (Observatoire Hydrométéorologique Méditerranéen Cévennes-Vivarais, http://www.ohmcv.fr/) est un service d’observation (SO) de l’OSUG, labellisé par l’INSU, dédié aux phénomènes de pluies intenses et crues rapides dans les régions Méditerranéennes. Le réseau d’observation de la pluie sur lequel il repose sur les Cévennes et le Vivarais est composé 1) de stations pluviométriques opérationnelles (de Météo-France, d’EDF et du Service de de Prévision des Crues du Grand Delta) assurant une inter-distance moyenne d’environ 1 station tous les 10 km, 2) d’une vingtaine de stations qu’il entretient par ses propres moyens (financements INSU SO et MISTRALS, OSUG, et région Rhône-Alpes) et qui permettent de densifier localement le réseau jusqu’à des inter-distances allant de quelques mètres à 1 km (réseau « H-piconet ») ; 3) des radars opérationnels du réseau ARAMIS de Météo-France et 4) de radars mobiles de recherche de configuration légère qui viennent compléter le réseau opérationnel sur les Cévennes (moins bien couvertes, et qui influencent la structure des systèmes précipitants) ou sur le H-piconet pour obtenir des observations à plus fine échelle spatiale et temporelle. A partir de ces données l’OHMCV produit des cartes de réanalyses pluviométriques en continu (typiquement 1km², 5 min depuis 2007, voire plus sur certains secteurs et périodes) issue de la fusion de données radar et pluviométriques préalablement critiquées.
Le projet HyMeX (http://www.hymex.org), soutenu par l’INSU (MISTRALS) et piloté par le CNRM (Météo-France et CNRS) et le LMD/IPSL, vise à étudier le cycle de l’eau en Méditerranée. Concernant la partie continentale de ce cycle, il repose sa stratégie d’observation sur 3 périodes : une longue de 10 ans (2010-2020) reposant sur les services d’observations existants dont l’OHM-CV, une étendue de 4 ans (2011-2014) pendant laquelle les dispositifs d’observations des SO ont été renforcés et une période spéciale (« SOP ») de 2 mois où un maximum de moyens internationaux a été mis en œuvre.

3. L’intérêt mutuel entre GPM et OHMCV/HyMeX
Ce réseau d’observation multi-échelles et multi-capteurs sur les Cévennes et le Vivarais (pluviométrique mais aussi hydrologique) représente un site de validation intéressant pour GPM par les différentes échelles qu’il couvre, la synergie instrumentale utilisée, le terrain montagneux et donc complexe pour l’interprétation des données de télédétection, mais aussi le climat méditerranéen propice à des événements pluvieux significatifs. La NASA a d’ailleurs mis à disposition au cours de la SOP 2012 plusieurs de ses instruments (spectropluviomètres double vidéo, optiques, pluviomètres et Micro Rain Radars) qui ont été opérés à l’OHMCV dans le cadre du projet HyMeX pour le volet « Ground Validation » de GPM. 
Par ailleurs, les données de GPM sont particulièrement intéressantes pour l’OHM-CV et le projet HyMeX car elles permettent de couvrir l’ensemble des régions méditerranéennes sur lesquelles les réseaux d’observations de la pluie sont souvent moins denses qu’en Cévennes voire inexistants (en mer et sur les rives Sud et Est en particulier).

Montant accordé : 3 000 € en 2013

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