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Les exoplanètes géantes vues par Maxime Cudel (IPAG)

Storify du live-tweet de Maxime sur @EnDirectDuLabo, septembre 2014

par assistant com’ - 16 novembre 2015

Lancé par le collectif Conscience, "En direct du labo" invite chaque semaine des scientifiques à parler de leur travail et de leur vie, via un compte Twitter collaboratif : @EnDirectDuLabo. Maxime, doctorant à l’IPAG s’est prêté au jeu en septembre 2014. Retrouvez dans le Storify ci-dessous un compte-rendu de sa semaine d’animation du compte.

Maxime Cudel se présente...

La tête dans les étoiles depuis tout jeune, je suis sur le point de réaliser mon rêve : devenir chercheur en astrophysique. Et pas n’importe quel chercheur : enseignant-chercheur. La nuance ? L’éducation et la transmission des savoirs me passionnent tout autant que l’astronomie depuis quelques années.

Mon parcours est somme toute assez classique : bac S, suivi de deux ans de classes préparatoires Maths-Physique (option Info !), à la suite desquelles j’ai intégré le Magistère de Physique Fondamentale de l’Université Paris Sud. J’y ai fait ma L3 ainsi que mon M1, et j’ai choisi de faire mon M2 à l’Observatoire de Paris. Me voilà donc aujourd’hui en thèse à l’Institut de Planétologie et d’Astrophysique de Grenoble ! Mon sujet ? L’étude individuelle et globale des populations en planètes géantes dans les systèmes extrasolaires, notamment par imagerie directe !

Mékeskidi ? Keskeçè ? En fait, il s’agit d’utiliser de nouvelles données pour :

  • d’une part étudier plus en profondeur certaines exoplanètes (les planètes qui ne sont pas dans notre système solaire) géantes déjà connues ;
  • d’autre part découvrir de nouvelles exoplanètes géantes et les étudier également.

Un des objectifs phares de mon travail sera de couvrir le “trou” que l’on a actuellement entre deux méthodes de détection d’exoplanètes : l’imagerie directe (prendre une photo de la planète autour de son étoile) et les vitesses radiales (la vitesse de déplacement d’une étoile autour de laquelle tourne une grosse planète). Actuellement, la première est sensible à des zones très loin de l’étoile, tandis que la second l’est pour des planètes très proches de l’étoile. Il y a donc un “trou” entre ces deux régions, que mon travail devrait permettre de remplir en partie. Bref, je pourrai vous parler pendant des heures de mon sujet de thèse (ouais, on apprend à bien le vendre quand on doit passer devant des jurys d’écoles doctorales), mais passons à mes autres loisirs.

En dehors de l’astronomie/astrophysique, je suis aussi un passionné d’éducation et de communication scientifique. Dans ma jeunesse, j’ai été dans des colonies de vacances tous les étés. Lorsque l’heure de ma majorité a sonné, je suis donc passé de l’autre côté et suis devenu animateur. C’est ainsi que j’ai pris contact avec la fédération des Francas, un grand mouvement d’éducation populaire. J’y suis devenu très sensible aux thématiques d’éducation et de communication des savoirs, et c’est pourquoi mon projet professionnel s’est infléchi de la recherche pure vers l’enseignement-recherche. Cependant, devenir enseignant-chercheur ne me suffit pas. Je ressens le besoin de communiquer les sciences, et en particulier la branche où j’exerce, vers le grand public, afin de le réconcilier avec elle. Lorsqu’on m’a contacté pour la création du Collectif Conscience, je n’ai pas hésité une seconde. J’ai même profité des expériences traversées lors de la création du collectif pour faire émerger mon propre projet de communication scientifique : les Astr’Oubadours.

Astr’Oubadours, ce serait une troupe de marionnettistes amateurs (ou pas) dont les spectacles se baseraient sur l’astronomie (Comment a-t-on découvert les planètes de notre système solaire ? Comment se sont-elles formées ? etc.) Pour l’instant le projet est toujours en gestation, et devrait voir le jour prochainement grâce aux conseils et au soutien des astronomes et administrations lyonnaises. En plus de ces deux grandes passions, je suis particulièrement passionné de jeux de société, et je suis capable de dépenser beaucoup dans un jeu même si je n’ai pas de sous (un gros problème que je cherche à combattre, en vain). Les jeux que je préfère sont ceux avec plein de règles et de matériel, ceux sur lesquels on passe tout une après-midi (minimum !).

Enfin, j’aime aussi beaucoup lire et écrire, même si mes plus grosses passions étouffent un peu le temps que je pourrais dédier à l’écriture de mon roman, en gestation depuis (trop) longtemps…

Biographie publiée sur le Tumblr d’En direct du labo le 29 septembre 2014.

... et décrit son quotidien :

Ce Storify a également été publié sur EchoSciences Grenoble le 6 octobre 2014.


       

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