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Terre Univers Environnement

Philippe Belleudy

Hydrologue

Laboratoire : LTHE
Equipe : RIVER
Statut : professeur UJF

Spécialités :
- Application de l’hydrologie à l’étude de la morphologie fluviale
- modélisation déterministe du transport solide en rivière
- développements de moyens de mesure en hydraulique fluviale : écoulement et transport solide
- approche combinée avec SHS pour l’étude et l’aménagement du risque inondation

Page personnelle


Enseignement

 

- Co-responsable de la Licence Professionnelle
Conseiller Technique en Hydraulique

en savoir + sur la LPro CTH

- Responsable de la mention Sciences de la Terre et de l’Environnement du master, 2006-2011
en savoir + sur le master STE

- Directeur adjoint OSUG, responsable des enseignements, 2006-2011

 

Article

 

- Mesurer, comprendre et surveiller la rivière
Le Cresson veille et recherche. A propos d’ambiances architecturales et urbaines (Hypothèses.org), 29 avril 2015.

Mais pourquoi sont-ils tous venus écouter la chanson du Vénéon ? À l’origine de cette histoire il y a les ingénieurs, ceux qui enferment la rivière entre des digues, ceux qui prennent les graviers dans son lit pour construire nos maisons, ceux qui détournent son eau pour lui faire produire notre électricité. Et puis ensuite sont venus les ingénieurs qui cherchent à réparer les erreurs des précédents, ceux qui réparent les ponts qui s’écroulent, ceux qui essayent d’empêcher les rivières de déborder, ceux qui tentent de faire revenir le brochet dont on a détruit l’habitat.
Mais c’est compliqué… ils ne savent pas l’équation du brochet, ni l’équation du caillou qui fait la frayère du brochet, ni celle du gravier qui entoure le caillou qui fait la frayère du brochet, et encore moins l’équation de la plante avec un nom latin qui est retenue par le gravier qui entoure le caillou qui fait la frayère du brochet. Et même s’ils connaissaient ces équations, ils auraient besoin du petit a qui est le paramètre de l’équation qui explique comment la plante résiste au courant (la plante qui porte un nom latin, qui…qui… ). Et puis il faudrait la connaître, la vitesse de ce fichu courant qui fait bouger le gravier dans lequel la plante a ancré ses racines.
Alors pour chercher toutes ces équations qui se mordent la queue, pour trouver à chacune la valeur du petit a et du petit b qui permet de calculer x et de savoir s’il est plus grand qu’y, et si le gravier qui retient les racines de la plante va être entraîné par la vitesse du courant, l’ingénieur et le chercheur laissent enfin un moment leurs équations pour comprendre et pour mesurer la rivière, son courant, ses plantes, ses graviers et ses cailloux.

Lire la suite sur le site Hypothèse.org

Conférence

 

- Le lit de l’Isère et les transports solides : en 1859 et aujourd’hui ?
Fonctionnement de la rivière en tresse au XIXe siècle, comparaison avec la rivière endiguée d’aujourd’hui, rehaussement des fonds

Dans le cadre du Colloque « ISERE 1859-2009 »
150ème anniversaire de la crue de référence de l’Isère (5/11/2009)

Philippe Belleudy décrit l’évolution morphologique du lit de l’Isère sous l’effet de l’aménagement de la rivière au fil des décennies, l’impact sur l’écoulement des eaux (notamment en période de crue), les problématiques induites, les solutions envisagées et les difficultés à les faire appliquer.
L’Isère était initialement une rivière en tresse dont les eaux s’étalaient dans la plaine lors des crues, laissant derrières elles les sédiments et cailloux issus des torrents affluents et qu’elle transportait, parfois en grande quantité.
La construction de digues, la coupure du méandre du Bois Français, la création de plages de dépôt ou encore la mise en place d’aménagements hydroélectriques sont autant de facteurs qui sont venus bouleverser le transit sédimentaire de la rivière. Désormais, le lit entièrement endigué est rectiligne et occupé par des bancs de sables fixés par la végétation. Par conséquent, le lit se rehausse d’amont en aval et peut contenir moins d’eau et de sédiments qu’auparavant. Les débordements sont ainsi plus fréquents et les crues plus problématiques, car la vallée du Grésivaudan comporte de nombreux enjeux.
Depuis plusieurs années est envisagée comme solution de revenir à une rivière plus naturelle, notamment en la laissant divaguer pour déposer ses sédiments. Mais l’espace étant désormais entièrement occupé par l’urbanisation et les terres agricoles, cette solution potentielle est à l’origine de conflits d’intérêt. Le grand nombre d’acteurs intervenant dans l’aménagement des cours d’eau vient encore compliquer la question de l’aménagement de l’Isère.

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