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Surveiller le mercure à l’autre bout du monde

par assistant com’ - 23 février 2012 ( maj : 24 février 2012 )

Le LGGE, Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l’Environnement (CNRS/UJF), vient de mettre en place une instrumentation de pointe pour la mesure du mercure atmosphérique en Antarctique et au beau milieu de l’océan Austral. Depuis quelques jours seulement, trois sites du bout du monde sont équipés pour la mesure du mercure atmosphérique.

Le LGGE et l’Université Joseph Fourier qui participent au programme européen GMOS (Global Mercury Observation System) avaient la lourde tâche de mettre en place une instrumentation de pointe dans des endroits parmi les plus hostiles et inaccessible de la planète : en Antarctique et au beau milieu de l’océan Austral.

Ile Amsterdam dans l’océan Austral
© Manuel Barret - LGGE
Dôme C en Antarctique
© Bruno Jourdain

Grâce à l’appui logistique de l’Institut Polaire français IPEV (programme GMOstral), trois sites sont désormais opérationnels : la base côtière Dumont d’Urville en Antarctique, la base franco-Italienne Dôme C située à 3 500m d’altitude sur le plateau antarctique avec une température moyenne annuelle de -50°C, et l’Ile d’Amsterdam, rocher de 10 km de large situé en plein océan Austral (secteur sud de l’océan Indien) à plus de 5 000 km de l’Afrique du sud !

Maintenance des instruments de mesure sur l’Ile Amsterdam
© Manuel Barret - LGGE

Des régions de la planète jamais échantillonnées

Sur ces stations, les chercheurs du LGGE et les personnels hivernants de l’IPEV [1] mesurent pour plusieurs années et en continu les concentrations atmosphériques en mercure, un polluant planétaire émis par des sources humaines (combustions par exemple) mais également par des sources naturelles telles que les océans. Une fois déposé dans l’environnement, il se transforme en un contaminant puissant des chaînes alimentaires aux effets sanitaires importants. S’il devient urgent, à l’échelle planétaire, de réguler les émissions de mercure, encore faut-il être capable de discerner l’efficacité de ces mesures. Le programme européen GMOS lancé en 2010 permet de bâtir un réseau mondial d’observation des espèces atmosphériques de mercure afin de surveiller son comportement dans l’atmosphère, sa réactivité et l’évolution de sa concentration à plus long terme en réponse, par exemple, à des régulations nationales et internationales importantes.

Les trois sites mis en œuvre par le LGGE permettront de documenter des régions de la planète jamais échantillonnées, de comprendre le cycle de ce composé dans l’hémisphère sud et le rôle joué par l’immense continent antarctique.

Contacts
- Aurélien Dommergue, enseignant-chercheur UJF, équipe CHANG du LGGE
dommergue@lgge.obs.ujf-grenoble.fr
- Olivier Magand, Ingénieur d’études CNRS, équipes CLIPS et CHANG du LGGE
magand@lgge.obs.ujf-grenoble.fr

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[1Nicolas Vogel à Dumont d’Urville, Sébastien Aubin au Dôme C, Erwan Coz et Boris Bouillard à l’Ile Amsterdam.


       

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