English

Accueil > Toutes nos actualités > Faits marquants > Retour d’échantillons martiens : un prototype ultra-sécurisé conçu à ISTerre




Rechercher

Terre Univers Environnement

Retour d’échantillons martiens : un prototype ultra-sécurisé conçu à ISTerre

par Chargé(e) de communication - 17 octobre 2016 ( maj : 21 décembre 2016 )

Jamais un gramme d’échantillon de sol martien n’a pu être analysé sur Terre...à l’heure actuelle. L’invention d’Alexandre Simionovici, enseignant-chercheur de l’Université Grenoble Alpes à ISTerre, pourrait permettre d’y parvenir dans les années qui viennent.

Dès les années 2000, la mission franco-américaine "Mars sample return" prévoyait le prélèvement d’échantillons martiens et leur retour sur Terre, mais ce projet, trop complexe, a été abandonné en 2009. Alexandre Simionovici a alors conçu un bidon ultra-sécurisé breveté par le CNES (Centre national d’études spatiales) pour transporter les grains de sol prélevés sur Mars. Ce projet est basé sur une méthodologie originale de micro-analyse par rayons X, Raman et infra-rouge, qui a été testée au cours de plusieurs campagnes de mesure à l’ESRF, en collaboration avec Laurence Lemelle (LGL/TPE/ENS Lyon) et Pierre Beck (IPAG).

Ce porte-échantillon est composé de 3 chambres imbriquées de façon complètement étanche afin de respecter les normes imposées par les conditions de protection planétaires. En effet, il est nécessaire de protéger à la fois l’échantillon de l’atmosphère terrestre mais aussi notre planète de cette matière extra-terrestre. D’abord conçues en résine puis en inox, ces poupées russes embarquent des capillaires ultra-propres qui contiendront quelques centaines de microns de sol martien. Une fois arrivées sur Terre, les échantillons pourraient être analysés au Synchrotron Européen de Grenoble (ESRF).

En 2020, une nouvelle mission sur Mars est prévue par la NASA, afin de rapporter environ 300g de sol et d’atmosphère. Le CNES espère fortement y participer avec ce porte-échantillon unique en son genre. L’objectif est de taille : contribuer aux recherches des exo-biologistes, qui cherchent à découvrir les possibles traces d’une vie passée voire actuelle sur Mars.

Credit : CNES

Contact scientifique local
- Alexandre Simionovici, ISTerre/OSUG : alexandre.simionovici (at) univ-grenoble-alpes.fr +33 (0)4 76 63 51 96

Cette actualité est également relayée par
- le Centre national d’études spatiales (CNES)
- l’Université Grenoble Alpes (UGA)

Les médias en parlent
Dauphiné libéré (Le) - Entreprises - 27/09/2016 : Des poupées russes pour ramener de la terre… martienne !

Dans la même rubrique :


       

Crédits et mentions légales | Contact | Plan du site | © OSUG - 2017