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Sismalp Courte Période (ReNaSS) et Large Bande (RLBP)

Partie Alpes du Nord du Réseau Large Bande Permanent et du Réseau National de Surveillance Sismiques.

19 juillet 2012 ( maj : 29 juin 2014 )

Objectifs scientifiques :

Les Alpes occidentales sont soumises à une activité sismique plus marquée que le reste du territoire métropolitain. Au cours des vingt dernières années, environ 15 000 secousses y ont été enregistrées et localisées. Chaque année, une trentaine de séismes ont une magnitude suffisamment élevée pour ’tre ressentis par la population. Rares sont cependant les séismes atteignant ou dépassant la magnitude 4 (un événement tous les 3 ans en moyenne). Parmi ces séismes destructeurs, ceux qui ont touché Le Grand-Bornand, Haute-Savoie, en 1994 ; Epagny-Annecy, Haute-Savoie, en 1996 ; Allos, Alpes-de-Haute-Provence, en 1997 ; Vallorcine, Haute-Savoie, en 2005 ; San Remo, Ligurie, en 2006 ; ou Aisone, Piémont, en 2008. Les séismes de magnitude supérieure ou égale à 5 sont encore plus rares (1 tous les 30 ans en moyenne, le dernier s’étant produit à Corrençon-en-Vercors, Isère, en 1962 (5,3). La survenance d’un séisme très destructeur, de magnitude 6 à 7, est possible en de nombreux endroits des Alpes occidentales et de la Provence, mais avec une fréquence de l’ordre d’un événement tous les 300 à 3 000 ans. Le Sud-Est de la France présente donc une sismicité diffuse et caractérisée par de nombreux événements habituellement de faible magnitude. Surveiller cette sismicité permet de mieux comprendre la sismotectonique des Alpes, mieux estimer le risque sismique, mieux connaÓtre la structure profonde de la lithosphère alpine, et constituer une banque de données homogène pour mener des recherches fondamentales sur la source sismique. Le réseau développé dans ce but n’est pas un réseau d’alerte, mais, lorsque survient un séisme régional, une localisation préliminaire est habituellement disponible en quelques minutes. Elle n’est cependant diffusée auprès des autorités et des médias qu’après avoir été contrÙlée. Lorsque la magnitude atteint ou dépasse 2,5, un communiqué est diffusé. Avis de localisation et communiqués sont également mis en accès sur Internet.

Implémentation :

Le réseau de surveillance sismique des Alpes françaises (Sismalp) compte une quarantaine de stations équipées de vélocimètres (sismomètres mesurant la vitesse de déplacement du sol). Une dizaine de ces stations (Sismalp LB) transmettent en temps réel à l’observatoire de Grenoble les signaux acquis par des capteurs dits "large bande" (permettant d’observer le déplacement du sol dans une gamme de fréquence allant de 0,01 à 30 Hz) ; ces stations sont intégrées dans un projet d’échange transfrontalier de données temps réel entre la France, l’Italie et la Suisse (projet Interreg Rise). Le reste du réseau (Sismalp CP), soit une trentaine de stations, met en oeuvre du matériel moins sophistiqué, en particulier avec des capteurs dits "courte période" (1 à 30 Hz) et une transmission de l’information en temps différé. Ces points d’observation supplémentaires sont indispensables pour préciser certains paramètres tels que la profondeur du foyer, ou encore pour déterminer les mécanismes au foyer des séismes. L’ensemble du réseau est intégré au Réseau sismologique français (Résif) en cours de constitution, et qui couvrira à terme le territoire métropolitain d’un réseau de stations sismologiques dense et homogène.

Par ailleurs, un certain nombre d’observations démontrent des changements de composition chimique des fluides avant les séismes, avec des anomalies nettes sur des éléments dissous tels que le chlore et le plomb. L’eau d’une source thermale située à proximité de la Faille bordière de Belledonne (la zone sismique la plus proche de Grenoble) est ainsi régulièrement analysée, avec l’espoir d’un gain d’information sur des réactions chimiques sous contrainte en profondeur susceptibles d’’tre associées à des séismes.

Partenaires et collaborations :

Sismalp a été lancé en 1987 avec un financement provenant de l’Institut national des sciences de l’Univers (CNRS), de la Délégation aux risques majeurs (ministère de l’Environnement), du conseil général de l’Isère et de la région Rhône-Alpes, ce qui a permis le déploiement d’une quarantaine de stations du lac Léman à la Corse et du Massif central à la frontière italienne. L’appui du projet de recherche Interreg Rise a été essentiel pour développer, à partir de 2009, l’aspect temps réel et un échange transfrontalier des données, en collaboration avec les universités de Nice et de Gênes, et l’institut polytechnique fédéral de Zurich.

Le fonctionnement du réseau est assuré chaque année par certains conseils généraux (Isère, Alpes-de-Haute-Provence, Haute-Savoie, Hautes-Alpes, Ain et Savoie), l’Institut national des sciences de l’Univers et l’observatoire de Grenoble.

Calendrier :

1987 : Installation des premières stations du réseau équipées d’acquisition Sismalp1 (une composante, 64 Ko de mémoire)

1994 : Fin de l’installation du réseau Sismalp CP (44 stations)

1995 : Installation de Rosalp, réseau large bande prototype de Sismalp LP (4 stations)

1996 : Installation, en quelques stations de Sismalp CP, de la nouvelle acquisition Sismalp3 (3 composantes, 2 Mo de mémoire)

2005 : Une douzaine de stations Sismalp CP sont équipées de l’acquisition Hathor3 (dérivée de Sismalp3)

2009 : Début de l’installation d’une dizaine de stations Sismalp LB dans le cadre du projet Interreg Rise (capteurs large bande, transmission temps réel sur ADSL)

Tâches de service actuelles à ISTerre/OSUG :

- 3 chercheurs CNAP d’ISTerre/OSUG remplissent les tâches suivantes : responsabilité Sismalp CP, responsabilité Sismalp LB, responsabilité analyse des eaux

- 1 chercheur CNRS et 2 ingénieurs CNRS participent également à Sismalp au sein d’ISTerre.

Liens utiles :

Sismalp-CP

ReNaSS

RLBP

Observations ISTerre

Contacts :

Contacts locaux : François Thouvenot (CP), Olivier Coutant (LB)

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