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Chercheur

par assistant com’ - 23 juin 2014 ( maj : 24 juillet 2014 )

Un chercheur cherche, certes, mais dans la pratique comment cela se traduit-il ? L’image du « savant fou » plongé dans son monde d’équations et de problématiques s’appuie-t-elle sur une réalité ou n’est-elle qu’une caricature trompeuse ? Comment choisit-on d’être chercheur ? Vous ne cernez pas trop la vie de chercheur, voici quelques éléments de réponse !
 

Niveau de recrutement

Les chercheurs sont recrutés avec un niveau bac+8 qui correspond à l’obtention d’un doctorat. La thèse de doctorat, travail de recherche sur un sujet précis, se réalise avec un niveau minimum Bac+5 et dure 3 ans. Elle se déroule en laboratoire et est rémunérée. Durant cette période le jeune chercheur est plongé dans la réalité du métier de chercheur.

 

Activités

Sous le terme « chercheur » se cache en fait de multiples activités : en effet, le chercheur encadre, enseigne, publie, communique, organise, et… cherche s’il lui reste un peu de temps. Le travail de recherche consiste à essayer de modéliser les phénomènes, à monter des expériences pour confronter la théorie et la pratique.

Un chercheur, pour être reconnu, se doit de communiquer ses résultats en participant à des congrès, en publiant des articles scientifiques dans des revues spécialisées : ses publications occupent souvent une bonne partie de son temps car elles doivent être complètes et concises. En 5-6 pages (et plus), il présente ses problématiques, ses hypothèses, son expérience, ses résultats et leurs interprétations, tout ça en anglais. Enfin le chercheur relit et corrige les articles de ses collègues, et effectue une veille sur les publications des autres équipes sur le même thème.

S’ajoute également l’encadrement des doctorants qui consiste à diriger leur recherche et les aider à publier leurs premiers articles (très important pour démarrer sa carrière de chercheur). Un chercheur est souvent amené à donner des cours en université, en France ou à l’étranger. Bien souvent, il a également une mission de vulgarisation qui se manifeste par des interventions dans les écoles, à la radio ou à la télévision.

Les avantages du métier
 
- Travailler en autonomie, personnaliser sa façon de travailler
- Évoluer dans sa carrière : plus ou moins d’enseignement, de communication, d’organisation, de supervision,...
- Maîtriser un sujet, être en première ligne de la connaissance
- Approfondir une passion, en devenir un acteur

Enfin, selon son ancienneté et sa reconnaissance, il peut être chargé de missions plus administratives telles que la demande de budget, l’organisation de congrès, la direction d’une équipe ou d’un labo.

Un chercheur voyage de par le monde pour des missions de terrain, ou pour des congrès ou des cours.

La nature du travail dépend également du type de chercheur : un théoricien travaille beaucoup sur ordinateurs, à développer logiciels de modélisation par exemple, tandis qu’un observateur, se trouve plus près de la matière : aller sur le terrain, ramasser des échantillons puis les analyser.

 

Les contraintes du métier
 
- Milieu de travail avec ses propres règles et contraintes
- Souplesse du cadre de travail : importance de la discipline personnelle
- Multiplicité des tâches qui nécessite de hiérarchiser ses idées
- Salaire moins attractif en comparaison du monde de l’entreprise

Qualités

Passion, curiosité et ténacité ! La recherche est un milieu de compétition. Cela est d’ailleurs l’un des moteurs principaux stimulant ainsi la créativité et une meilleure organisation.

Devant la multiplicité des tâches, la polyvalence est un atout majeur : savoir s’exprimer en public, savoir rédiger des articles, savoir mobiliser ses connaissances au bon moment, être inventif…

 

 

La recherche vue par les chercheurs - « Un chercheur, c’est un peu comme un artiste »
 
Philippe Cardin, directeur de recherche à ISTerre propose cette définition qui permet de comprendre un peu mieux le "monde à part" de la recherche. Mais l’analogie ne se limite pas là : un chercheur utilise son imagination pour formuler de nouvelles hypothèses expliquant un phénomène et doit faire preuve de créativité pour trouver de nouveaux moyens de les valider ou de les réfuter.
 
Cependant cette définition ne correspond pas à la réalité de tous les chercheurs. On peut très bien être « terre à terre » et faire avancer la recherche. Appliquer des méthodes connues et reconnues de façon rigoureuse et méthodique peut permettre de faire des découvertes.
 
Pour Jean Lilensten, chercheur au laboratoire de planétologie et épisodiquement comédien, la différence fondamentale entre un artiste et un chercheur, c’est le produit, ce à quoi on arrive à la fin. Sur scène, le but est de créer de l’émotion, alors que dans un labo, on cherche avant tout à produire des connaissances ! De plus, une théorie démontrée n’a aucune utilité à être redémontrée, tandis qu’un thème aussi vieux soit-il procure toujours autant d’émotion. Ce dernier admet cependant que la recherche n’est pas totalement dénuée d’émotion ; une découverte reste toujours un sentiment fort et excessivement gratifiant pour le chercheur, mais cela n’arrive pas tous les jours, loin de là. Finalement, artiste ou non, un chercheur doit surtout être passionné et ne pas se laisser décourager par les rapports, la paperasserie, le manque de budget ou encore la charge de travail.

 


- Version pdf de cet article (version 2006)

 

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