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Terre Univers Environnement

Présentation de l’atelier

21 juin 2011 ( maj : 30 juillet 2012 )

Référents : C. Ritz, S. Guillot

En Antarctique, 90% des pertes de masse des glaciers continentaux se concentrent sur seulement 15% de la ligne de côte, toute la glace étant évacuée par des glaciers rapides de quelques kilomètres de large (les glaciers émissaires) ; l’écoulement est donc très hétérogène au voisinage de la côte (voir figure 1). Dans le cadre d’un changement climatique, la dynamique de ces systèmes côtiers constitue l’incertitude la plus importante sur les futures projections du niveau des mers. De plus, des observations récentes indiquent qu’une partie de ces glaciers émissaires s’accélère et s’amincit.

Pour étudier ces systèmes côtiers, le LGGE a développé une approche associant modélisation numérique et mesures de terrain glaciologiques sur le glacier de l’Astrolabe en Terre Adélie (programme IPEV DACOTA). Les interactions avec l’océan et avec le socle rocheux jouent un rôle important. En effet, on suspecte le réchauffement de l’océan en réponse au changement climatique de jouer un rôle important dans l’accélération de la fonte des glaciers continentaux antarctiques. Le but de l’atelier Antarctique est de favoriser les collaborations interdisciplinaires permettant d’aborder de manière intégrée la question des changements environnementaux dans les régions côtières antarctiques.

  • interactions glace-océan (MEOM/LGGE) :
    Lorsque les glaciers arrivent sur la côte, la glace se met à flotter et est donc soumise à l’action de l’océan. En particulier, la fonte basale sous les parties flottantes est liée à l’apport de chaleur océanique. Or, ces langues flottantes jouent un rôle crucial sur la dynamique des glaciers. Réciproquement, les glaciers apportent de l’eau douce à l’océan et affectent ainsi la circulation océanique.
  • Rôle des structures géologiques du socle pour le contrôle morphologique des glaciers émissaires (ISTerre/LGGE) :
    Des mesures géophysiques ont été faites dans cette région (projet porté par l’Université de Saint Etienne). Les données obtenues (voir figure 2) devraient permettre de mieux comprendre les liens entre écoulement de la glace et structures géologiques et fournir de meilleures données d’entrée pour les modèles glaciaires (flux géothermique par exemple).
  • Paléo Terre Adélie (ISTerre/LGGE) :
    Lors du dernier maximum glaciaire, la calotte était plus avancée vers la mer de quelques dizaines de kilomètre. Des données sur la vitesse de recul vers la position actuelle permettraient de confronter/nourrir les modèles de dynamique glaciaire avec une séquence temporelle longue (la déglaciation). De telles données pourraient être obtenues par des datations cosmogéniques sur des roches provenant des petites îles au large de Dumont d’Urville.

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Post-scriptum :

Illustrations à venir.


       

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