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Campagne de forage Aurora Basin North

par assistant com’ - 30 octobre 2013 ( maj : 31 octobre 2013 )

Le projet Aurora Basin North (ABN) vise à conduire plusieurs forages entre 100 et 400 m de profondeur dans la calotte de glace antarctique, au site de l’ancienne station météorologique GC41. Ce site est situé à environ mi-chemin entre la base australienne côtière Casey et la base franco-italienne Concordia, soit à environ 600 km de la côte. La température moyenne annuelle y est de - 44°C. Néanmoins, le taux d’accumulation y est relativement élevé, environ 10 cm d’équivalent-eau par an, ce qui laisse espérer qu’il sera possible d’analyser une partie de la variabilité interannuelle des signaux climatiques et biogéochimiques.

Soutiens
Côté français, le travail scientifique est soutenu par l’ERC ICE&LASERS (coordonné par Jérôme Chappellaz du LGGE), l’ANR retour post-doctorant COCLICO (porté par Xavier Faïn du LGGE) et l’ERC COMBINISO (coordonné par Amaelle Landais du LSCE).
La campagne repose entièrement sur le soutien logistique et financier des expéditions antarctiques australiennes (AAD), avec l’aide supplémentaire de l’IPEV via son raid scientifique terrestre et le soutien technique du C2FN.

Coordonné par les Australiens, le projet associe des glaciologues français, danois et américains [1]. Pour la France, sont notamment impliqués les laboratoires LGGE/OSUG (Grenoble), LSCE/IPSL (Gif-sur-Yvette) et CEREGE/PYTHÉAS (Aix-en-Provence).
Le projet s’inscrit dans le cadre de l’action "2000-year network" du programme international IPICS (International partnerships in ice core sciences, sponsorisé par IGBP/PAGES et le SCAR), qui s’intéresse à la variabilité climatique et aux réponses régionales aux échelles de temps sub-annuelles à inter-annuelles dans les régions polaires.

La campagne sera conduite sur une seule longue saison en Antarctique ; elle se déroulera du 25 novembre 2013 au 6 février 2014. Des prélèvements d’air dans le névé seront également réalisés afin d’étudier l’évolution récente (dernières décennies) de la composition de l’atmosphère.

Le raid scientifique terrestre de l’IPEV au site de Point Barnola (70 km au sud de la base franco-italienne Concordia) lors de l’expédition VANISH-EXPLORE de l’hiver 2011/2012
Le manchon de prélèvement d’air dans le névé et, à l’arrière plan, les caravanes du raid et l’installation de forage. © Jérôme Chappellaz, CNRS/LGGE/IPEV
Instrumentation pour le prélèvement d’air dans le névé, déployée ici au site de Taylor Glacier en Antarctique (expédition 2011/2012)
Les caisses isothermes renferment deux spectromètres, un LiCor pour l’analyse du CO2 et un SARA pour l’analyse du CH4 et du CO.
© Xavier Faïn, CNRS/LGGE/IPEV






















Logistique déployée

L’IPEV apportera un soutien logistique important depuis la station côtière Dumont d’Urville, avec la mise en œuvre d’un raid scientifique terrestre (avec véhicules à chenilles et caravanes) qui rejoindra le site ABN depuis Cap Prud’homme. Ce raid permettra d’obtenir des informations originales dans un secteur non documenté de l’Antarctique concernant la variabilité spatio-temporelle de l’accumulation neigeuse et certains traceurs géochimiques (projet IPEV CHICTABA). Grâce à ce raid, une piste d’avion sur neige pourra être rapidement construite sur le site d’ABN, ce qui permettra à l’équipe de forage de rejoindre ABN, depuis la base australienne Casey située sur la côte, à l’aide de moyens aéroportés. En effet, la présence de reliefs importants en surface à ABN (sastruggis) ne permet pas à un avion équipé de skis de se poser sur une surface non préparée.
Sur le site d’ABN, deux carottiers seront déployés, un carottier danois et un carottier français réalisé par l’INSU/C2FN. Par ailleurs, un spectromètre laser de type SARA, construit par le LIPhy à Grenoble, sera utilisé pour mesurer sur le terrain en temps réel certains gaz-traces contenus dans l’air prélevé dans le névé.
Les carottes de glace seront rapatriées en Australie, en France, au Danemark et aux USA, où de nombreuses analyses physicochimiques seront alors conduites : structure physique de la glace (tomographie, taille et fabrique des grains, porosité), isotopes de l’eau, aérosols solubles et insolubles, gaz-traces, béryllium-10...

Pour en savoir plus
• Site du projet ERC ICE&LASERS
• Site australien de la campagne

Contact scientifique local :
Jérôme Chappellaz, LGGE-OSUG : chappellaz [at] lgge.obs.ujf-grenoble.fr





Cette actualité est également relayée par
- l’Institut National des Sciences de l’Univers du CNRS - INSU
- la délégation Alpes du CNRS - CNRS-Alpes


[1Les partenaires du projet sont
- l’AAD et l’Antarctic climate and ecosystems cooperative research centre (CRC) en Australie,
- le CNRS-INSU et l’IPEV en France,
- le Centre for ice and climate (CIC) au Danemark,
- et le Desert research institute (DRI) aux USA.


       

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