Première observation en direct de la rotation d’un « berceau » de planètes
Alerte presse CNRS / Université Grenoble Alpes
Grâce aux capacités uniques de l’instrument Sphere [3] dans le proche infrarouge et à son exceptionnelle résolution spatiale, l’équipe a pu suivre avec précision les structures du disque et leur évolution sur trois observations, collectées sur un intervalle de 4 ans. Les scientifiques ont identifié une structure brillante, caractéristique des zones d’accrétion où du gaz et des poussières s’accumulent et tombent sur un objet en formation. Ce phénomène est notamment impliqué dans la formation des planètes géantes gazeuses. Les images du disque d’AB Aurigae révèlent également la rotation rapide de fines ombres projetées en surface par des structures invisibles, potentiellement des protoplanètes (des planètes en devenir) ou des amas de poussières opaques, en orbite près de l’étoile.
Ces résultats, plus complexes que prévu par les modèles théoriques, soulignent l’importance de poursuivre les recherches afin de détecter directement les propriétés des protoplanètes ou des amas responsables des structures observées dans le disque de AB Aurigae.
Référence
Destructuring the disk of AB Aurigae : dynamics and accretion. Anthony Boccaletti, Emmanuel Di Folco, Anne Dutrey, Tang Ya-Wen, Stephane Guillotea, Thomas Collin-Dufresne, Anne-Marie Lagrange, Eric Pantin, Jeffrey S. Bary, Nuria Huelamo, Jozsef Varga, Julien Milli, Vincent Pietu, William Danchi, Bin Ren, Clement Baruteau, Mickael Bonnefoy, Tracy Beck, Maud Langlois, Sylvestre Lacour, Bruno Lopez, Alexis Matter, Julien Woillez, Florentin Millour, Matthis Houllé, Philippe Berio, Astronomy & Astrophysics, publié le 1er juin 2026. DOI : 10.48550/arXiv.2605.27084
Contacts scientifiques locaux
– Anne-Marie Lagrange, chercheuse CNRS associée à l’IPAG
– Julien Milli, astronome UGA à l’Observatoire des sciences de l’Univers de Grenoble rattaché au laboratoire IPAG
Ce communiqué de presse a été initialement publié par le CNRS
[1] AB Aurigae est une étoile de la constellation du cocher
[2] 2. Travaillant au Laboratoire d’instrumentation et de recherche en astrophysique (CNRS/Observatoire de Paris – PSL/Sorbonne Université/Université Paris Cité) et au Laboratoire d’astrophysique de Bordeaux (CNRS/université de Bordeaux). Des scientifiques du laboratoire Astrophysique, instrumentation, modélisation (CEA/CNRS/Université Paris Cité), de l’Institut de planétologie et d’astrophysique de Grenoble (CNRS/Université Grenoble Alpes), du Laboratoire Joseph-Louis Lagrange (CNRS/Observatoire de la Côte d’Azur/Université Côte d’Azur), et du Centre de recherche astrophysique de Lyon (CNRS/ENS de Lyon/Lyon 1 Université Claude Bernard) ont également participé à ces travaux.
[3] Développé par un consortium européen, SPHERE installé sur le VLT depuis 2014, est un instrument du Very Large Telescope à l’ESO au Chili.
Mis à jour le 1er juin 2026
Intranet

